Tangos on the road again!

En cette période festive de fin d’année où certain.e.s vont tenter de reprendre quelques forces et d’autres gentiment essayer de trouver un nouveau souffle, on s’offrirait bien un petit tango ! C’est peu de dire que Bourges Basket fait plus que jamais figure de grandissime favori pour se succéder à lui-même (et de 15 ?).

Depuis leur couac initial à Lyon, les berruyères donnent le tournis à leurs adversaires, parfois même aux spectateurs et téléspectateurs. La complémentarité de l’effectif, la polyvalence de Nayo Raincock Ekunwe (et sa spectaculaire intégration) alliée au talent de Marine Johannès, une défense souvent au diapason d’un jeu offensif attrayant rendent cette équipe quasi invincible.

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Nayo Raincock au top !

Franchement, qui pour leur barrer la route ?

Lattes Montpellier ? Avec leur effectif XXL, je voyais bien les Gazelles se mettre en travers du chemin. Une défaite inattendue en terre bretonne et une raclée à Villeneuve ajoutées au départ de Rachid Meziane ont douché mon optimisme, tout comme pour Lyon ASVEL : la défaite à Nantes fait un peu désordre !

A n’en pas douter, ces 3 équipes se retrouveront pour se disputer le titre. Pour le reste, bien malin celui ou celle qui pourrait prédire quelles formations vont les accompagner en play-offs ou batailler en play-downs. Mis à part Mondeville qui semble se diriger gaillardement vers la Ligue 2 (à moins de signer  Griner ou Stewart pour quelques matchs), toutes les autres équipes vont se livrer des duels acharnés. Basket Landes alterne le bon et le moins bon, Charleville semble s’être repris, Tarbes peine un peu malgré Alexis Prince, Roche Vendée et Saint-Amand surprennent, Landerneau fait des coups, Nantes aussi.

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A St-Amand, Pauline Akonga impose sa puissance

Casse-tête chinois en vue, on s’en réjouit !

Concernant l’Euroligue, je vois bien les Tangos se hisser à la 2ème ou 3ème place de leur poule (derrière Ekaterinburg of course) pour se faufiler en 1/4 (pour les Flammes Carolo et l’EBSVA, ça semble déjà archi-compromis).  Je ne revendique pas un statut de médium, mais cette année, je miserai bien un petit zloty sur la présence de Bourges au Final 4 pour y jouer les trouble-fêtes !

Tiens, en parlant de fête, je vous la souhaite belle et gaie pour finir l’année. sans excès bien entendu. Quoique ……….

 

 

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Tout le monde s’en fout, mais je suis pas contente !

Désolé, mais je ne peux pas m’emballer pour l’Equipe de France, même si elle s’est  brillamment qualifiée pour l’Euro 2019. Non  que je ne lui trouve pas de belles qualités mais je n’arrive pas à me faire à la sélection de Bria Hartley.

Mais qu’est ce qui a pris à la fédération de basket d’aller naturaliser une joueuse américaine (même si sa grand-mère est française) ? Qu’est ce qu’en pense le staff ? On n’a pas assez de talents en France (je me répète…) ? Tout le monde a l’air de s’enthousiasmer. Moi, ça me met plutôt en rogne ! J’ai zappé sur quelques matchs de qualification à l’Euro : une américaine naturalisée dans chaque pays, en Finlande, en Israël, en République Tchèque, au Monténégro, etc. Après quoi court-t-on ? Où est l’éthique ? Bon, comme le disait Jean Yanne : « Le rire et la colère, c’est pareil. La seule différence réside dans le traitement du sujet! ». Alors, peut-être vaut-il mieux vaut en rire !

Mais quand je pense au chemin de croix que représente une demande de naturalisation pour les étrangers lambdas, réfugiés politiques ou autres ! Je regarde les critères d’obtention et je lis – entre autres :  « Vous devez prouver votre assimilation à la communauté française, notamment de la manière suivante : par votre adhésion aux principes et valeurs essentiels de la République. Par une connaissance suffisante de l’histoire, de la culture et de la société françaises. Par une connaissance de la langue française. Vous devez justifier d’une connaissance orale suffisante de la langue française vous permettant de faire face aux situations de la vie courante. »  Sans commentaire !

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Endy Myem, capitaine exemplaire

Pour finir sur l’actu (quand même!), les équipes qualifiées pour l’Euro  sont : 

  • premières de leur groupe : République Tchèque, France, Grande Bretagne, Italie, Monténégro, Russie, Espagne et  Turquie
  • meilleurs deuxièmes :  Belarus, Belgique, Hongrie, Slovénie, Suède et Ukraine
  • pays organisateurs : Serbie, Lettonie (Ah ! la Lettonie, haut lieu des rudes batailles entre le CUC et Riga – dans un autre siècle…)

Sur ce, je m’en vais réciter le mantra « om mani padme hum » , ça calme !

 

 

 

 

Fenêtre internationale !

Les équipes nationales sont sur le pont cette semaine pour tenter de qualifier leur pays pour l’Euro 2019 qui se déroulera en Serbie et en Lettonie. Pour rappel, 8 groupes de 4 ont été constitués et seules les équipes premières de leur groupe et les 6 meilleures deuxièmes seront qualifiées. Elles rejoindront les deux pays organisateurs qualifiés d’office.

La France jouera  certainement la première place  de son groupe contre la Slovénie mercredi 21 novembre à Charleville-Mézières, après avoir, on l’espère, battu la Roumanie samedi (demain). Haut les cœurs, les filles ! Peut-être que la séance de cryothérapie aura permis aux organismes de se requinquer.

https://youtu.be/sSlvKV77mkw

Avant cette fenêtre internationale comme on dit, que s’est-il passé dans le petit monde du basket féminin français? Coup d’œil dans le rétro :

  • comme prévu, avec un budget conséquent, un effectif complémentaire et des rotations sur tous les postes, Bourges, Montpellier et Asvel Lyon sont vent debout en tête de la flotte
  • le Basket Landes de Cathy Melain est dans le sillage,  mais n’a pas encore affronté les fortes tempêtes. Le mois de décembre sera révélateur
  • Saint-Amand, Tarbes et Villeneuve sont bien calés derrière, en embuscade
  • le promu Landerneau tire ses bords avec une bravoure toute bretonne – 2 victoires en 5 rencontres et a créé une surprise colossale en hachant menu Lattes Montpellier  à domicile devant un public en furie. Une victoire qui compte double
  • la surprise vient de Charleville qui se retrouve à une 9ème place assez inattendue malgré la « renaissance » d’Ana Maria Filip
  • Nantes, La Roche sur Yon et Mondeville sont en queue de peloton, c’était plus ou moins prévisible (budget, quand tu nous tiens!). Mondeville va vivre une traversée bien difficile cette saison
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Kariata Diaby,  révélation du Landerneau Bretagne Basket

Et en Euroligue, que pasa?

Les Tangos de Bourges, les Guerrières de Villeneuve d’Ascq et les Flammes de Charleville ont bien tiré leur épingle du jeu jusque là avec 2 victoires en 3 matchs. Mais va falloir être costaud pour se qualifier derrière les incontournables Ekaterinburg (groupe A) et Kursk (groupe B). De gros budgets et des stars qui vont bien avec. Les berruyères sont celles qui peuvent le plus surement atteindre les quarts de finale cette saison. C’est tout le mal qu’on leur souhaite !

Coup de gueule politiquement correct!

Je suis basketteuse, je n’ai pas été retenue en équipe américaine séniore, ma grand-mère est française mais je n’ai jamais joué en France, je parle à peine la langue mais je suis atteinte d’une soudaine envie de jouer pour le pays de mes ancêtres et surtout de faire les J.O, je demande la nationalité française et je l’obtiens. Qui suis-je ? Je suis, je suis, je suis….Bria Hartley !

Je suis internationaliste à tendance altermondialiste, je suis pour la libre circulation des personnes, je suis pour l’ouverture des frontières et pour la liberté, tout simplement. Qui suis-je ? Je suis, je suis, je suis…moi-même !

Pourtant, il y a quelque chose qui m’échappe. A l’heure où des milliers de personnes fuient leur pays au péril de leur vie pour fuir la guerre, la faim, la torture et voient les frontières se refermer devant eux,  il suffit qu’une personne décide d’avoir soudainement envie de « jouer » pour la France pour que tout d’un coup les portes s’ouvrent en grand.

Au delà de ça, présélectionner une joueuse américaine (franco-américaine maintenant) sur un poste de jeu (1 ou 2) où il y a en France pléthore de talents comme jamais (Epoupa, Berniès, Duchet, Berkani, Johannès, etc.) me chagrine pour ne pas dire me fait sortir de mes baskets. Sans oublier combien nous avons (médias, fédération, supporters) été les premiers à critiquer la valse des naturalisations dans les autres pays !

De jeunes françaises talentueuses !

Non,  je ne crois pas que ce soit une bonne nouvelle. Non, on ne peut pas, comme j’ai pu le lire, comparer Bria Hartley à Tony Parker. Leur parcours n’a rien de similaire: Tony a débuté en France, a été formé à l’INSEP, a joué en équipe de jeunes (champion d’Europe junior en 2000 faut-il le rappeler), a toujours parlé français couramment, etc.

L’histoire de Bria Hartley ressemblera surement à celle de Becky Hamon, naturalisée russe pour satisfaire son désir de participer aux Jeux Olympiques (2 participations) et qui est rentrée aux États-Unis une fois cet objectif atteint (tout comme Tolliver, elle aussi anciennement naturalisée…slovaque). Il en sera de même certainement pour les Prince, Hollingsworth, Lyttle, Robinson ou d’autres : retour au pays une fois la carrière terminée. Je peux me tromper, l’avenir le dira !

A noter que je n’ai rien contre Becky Hamon ni contre Bria Hartley,  ni contre qui que ce soit, mais je réfute ce système adopté par tous les pays (et dans tous les sports) pour tenter de briller un peu plus sur la scène internationale, ce qui s’avère le plus souvent improductif !

Voilà, j’ai poussé mon coup de gueule annuel (mensuel, hebdomadaire, journalier ?)  et je me sens beaucoup mieux. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, râler une bonne fois de temps en temps est nettement meilleur pour la santé que de garder au fond de soi sa colère sans l’exprimer !

Ça va swinguer !

Après avoir titré « Encore danser le tango? » la semaine dernière, on pourrait croire que je suis fan de danse. Ça aurait pu mais en l’occurrence, ce n’est pas le cas !

Après cet Open inaugural en terres parisiennes, on a  la confirmation d’une cuvée 2018 à deux vitesses. C’est le premier enseignement que l’on peut tirer des matchs du week-end dernier. Ça va sacrément swinguer cette année entre Bourges, Lyon, Montpellier, voir Charleville et Villeneuve d’Ascq. La bataille pour le titre s’annonce à couteaux tirés.

Empêcher Bourges d’obtenir une 15ème couronne, voilà le défi ! Et pour les autres, les objectifs seront bien différents : jouer une place en Eurocoupe, éviter les play-downs, assurer le maintien. A chacun son rêve…

Jamais de mémoire « d’ancêtre » du basket féminin, je n’avais vu autant de fortes joueuses étrangères (et françaises) fouler les parquets. Et plein de jeunes talents aussi (Chery, Fauthoux, Ruppert, etc.). Manque plus qu’à faire venir Griner, Taurasi, Stewart ou Torrens et les foules en délire vont se précipiter aux matchs aux quatre coins de l’Hexagone.

Ce sera une belle saison, personne n’en doute. RV ce mercredi pour la 2ème journée avec un excitant Charleville/ Montpellier et un non moins alléchant Lyon/Bourges.

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La chasse au Tango est ouverte (on t’as reconnue, Nono!)

Encore danser le Tango ?

Presque simultanément avec la NBA, la saison LFB débute ce week-end par l’Open de Paris. Une saison qui s’annonce bien excitante tant certaines équipes se sont renforcées (Lyon, Montpellier) pour contester le règne presqu’ininterompu du club de Bourges.

J’avais prévu un petit billet de présentation mais quelqu’un de bien intentionné m’a devancée en écrivant ce très bon papier à lire… ici.

Alors que rajouter de plus ? Allons nous encore danser le Tango cette année ? Je mettrais bien ma main à couper (non, peut-être pas quand même!) que le club berruyer va rajouter un 15ème titre à son incomparable palmarès. L’équipe, drivée de main de maître par Olivier Lafargue, est équilibrée, chaque poste est doublé et l’arrivée de la canadienne Nayo Raincok (MVP la saison dernière) ajoute encore de la densité athlétique. Le jeu proposé est alléchant et que dire de la paire Johannès/Berkani : du talent et de la créativité plein les mains ! Une bénédiction pour le basket féminin. Je suis fan absolue ! « S’il pouvait en sortir une comme ça chaque année… Mais c’est rare, ça arrive tous les dix ans », dixit l’ex-internationale Sandra Dijon.

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Lisa et Marine face à face

Quant au Landerneau  Bretagne Basket cher à mon coeur de bretonne adoptive, va-t-il résussir à se maintenir ? Au vu du recrutement intelligent effectué (Lucas, la terrible shooteuse, les expérimentées Cousseins-Smith et Stepanova, la jeune et talentueuse intérieure Diaby, l’américaine Cooper), des qualités humaines et sportives du jeune coach Stéphane Leite, du jeu proposé aperçu ce week-end au pré-Open de Tours, il y a de quoi se montrer optimiste. De l’équipe montée de Ligue 2 ne restent que 4 joueuses dont l’emblématique capitaine Marie Butard (formée à…Bourges) qui va montrer que Landerneau, comme le petit village d’Astérix qui résiste aux hordes de Jules César,  sait lui aussi résister aux tempêtes. Et pas besoin de potion magique pour ça !

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Marie Butard

En tout cas, du haut niveau tout près de chez moi, c’est que du bonheur et j’espère que ce bonheur sera de longue durée !

 

And the winner is…

The winner is…Team USA, comme prévu !

Sur l’île de Tenerife, en ce beau dimanche de fin septembre, compte tenu des prestations des 2 équipes, on pensait que ce Mondial allait se terminer en apothéose avec une belle finale. Mais le Pico Teide a accouché d’une souris. Même la phénoménale australienne Liz Cambage s’est cassé les dents sur le mur défensif mis en place par les Américaines. Elle a raté son match ? Que nenni (14 rebonds, 5 contres) mais son apport offensif (7 points) a été complétement réduit à néant par l’envergure de Brittney Griner et par l’incapacité des Australiennes à la servir dans de bonnes conditions. Ajouté à cela la faillite des joueuses extérieures (4 sur 22 à 3 points) et de nombreuses balles perdues (19, oups !), la messe était dite. Peut-être le match au couteau contre l’Espagne la veille avait-il laissé quelques traces…

Dans le sillage du trio Bird, Taurasi et Stewart et avec un 3ème quart-temps de feu (26 à 11), les Etas-Unis, que j’avais trouvé moins dominants qu’à l’habitude  jusque là dans cette compétition, pouvaient pour la 3ème fois consécutive, lever les bras au ciel et le trophée aussi.

 

team usa

Et pour le reste, on a pu noter que si deux femmes étaient aux manettes  -un drôle de remake pour Dawn Staley et Sandy Brondello qui s’affrontaient  déjà quand elles étaient joueuses- aucun arbitre féminin n’officiait pour cette finale. Honteux !

L’Espagne a réussi son Mondial avec une belle médaille de bronze, acquise difficilement contre la Belgique, dans une ambiance de folie (les Ibères ont le sang chaud et au pied d’un volcan, je vous explique pas !). On a retrouvé notre Alba Torrens et Marta Xargay a assené le coup de grâce aux belges avec un 3 points assassin dans le money-time. Sans oublier Astou N’dour qui a été impressionnante du haut de ses 24 ans !

Les Belges ont épaté avec leur quatrième place mais surtout avec leur jeu : simple mais efficace (des fixations, des coupes au cercle, de la mobilité…) et quelques joueuses de classe : Julie Allemand, 22 ans, meilleure passeuse du tournoi (plus de 8 passes par match), l’intérieure Emma Meesseman qu’on ne présente plus et la shooteuse Kim Mestdagh.

Au final,  la France, qui briguait non seulement une médaille mais aussi la place honorifique de meilleure nation européenne, se retrouve une fois de plus derrière les Espagnoles mais maintenant aussi derrière les cousines Belges.

Pas très glorieux mais pas trop étonnant ! On a peut-être vu cette équipe trop belle et trop tôt sur le podium (oui, du talent il y en a mais….). Comme beaucoup d’observateurs l’ont noté, elle manque cruellement d’un leader. J’ai été étonnée par l’apathie des joueuses dès que les difficultés se présentaient, apathie flagrante lors du match contre la Belgique: personne pour pousser un bon coup de gueule ou pour essayer de remettre l’équipe sur de bons rails (seule Romane Berniès a semblé en être capable). Le jeu proposé n’a pas non plus été particulièrement brillant. Alors que toutes les équipes sont en recherche permanente du jeu rapide, la France est l’une de celles qui en produit le moins. Elle est aussi l’équipe qui a perdu le plus de ballons juste derrière …le Sénégal. Y aurait-il des choses à revoir ?

romane berniès
Romane Berniès

Et à part ça ?

On a vu des rencontres très déséquilibrés au premier tour puis quelques très beaux matchs (Belgique/ USA par exemple). On peut tirer un grand coup de chapeau aux 2 équipes africaines, Nigéria et Sénégal qui ont livré de jolies prestations. A part la Chine qui finit 6ème, les équipes asiatiques n’ont pas flambé. Le Canada avait des ambitions, mais a peut-être trop misé sur la jeune et talentueuse Kia Nurse. Les joueuses à la feuille d’érable terminent finalement 7ème après une victoire à l’arraché contre le Nigeria.

L’effondrement du mur de Berlin et la refonte des pays européens a aussi fait s’écrouler l’ancien bloc de l’Est. Quid de la Russie, de la République Tchèque, de la Serbie, de la Hongrie, de la Bulgarie, de la Pologne ? Aux abonnés absents…même pas qualifiés !

Je ne suis pas fan des trophées individuels, mais puisque ça existe, je vote aussi.

Ma MVP : Liz Cambage plutôt que Breanna Stewart (ce qui n’enlève rien à sa classe immense). Sans Cambage, l’Australie n’est plus la même. Si Stewart est absente, les USA existent.

Mon premier 5 : Cambage (Australie), Taurasi et Stewart (USA), Allemand (Belgique), Meesseman (Belgique)

Mon second 5 : Griner et Bird (USA), Torrens et N’Dour (Espagne), Nurse (Canada)

Ça vaut ce que ça vaut !

Place maintenant aux qualifications pour les championnats d’Europe 2019.